PROFILS D'ARTISTES
Estelle Dutrisac
Estelle Dutrisac a toujours aimé bricoler et dessiner. La peinture s'est présentée à elle comme un nouveau défi en 1985, à la suite de la vente de leur ferme.
« À l'époque, je me suis mise à suivre des cours ici et là », explique-t-elle. « Après une dizaine d'années, j'ai décidé de voler de mes propres ailes. »
Aujourd'hui, la peinture est devenue un de ses passe-temps préférés.
Marthe Lépine
En plus d'être une aquarelliste, Marthe Lépine fait des dessins au crayon feutre permanent. Son sujet de prédilection est le reflet, qu'elle transpose dans ses dessins et dans ses photos.
La photographie était d'abord pour elle une façon de recueillir du matériel duquel s'inspirer pour ses aquarelles, mais elle a constaté que les photos sont parfois des œuvres en soi. L'artiste a commencé à peindre à l'adolescence alors que les gens de son entourage lui voyait un grand talent. Sa mère l'avait inscrite à des leçons. Après quelques années, elle a mis ses pinceaux et crayons à l'écart pour renouer avec sa passion vers l'âge de 35 ans.
Marthe Lépine a exposé ses œuvres parfois seule, parfois en duo, en plusieurs endroits, dont Timmins, Ottawa, Sudbury, North Bay, Almonte et évidemment, à La Maison des Arts. Mme Lépine est traductrice et habite à Russell.
Jacques Meilleur
Pendant 12 ans, à la suite d'études au Collège Algonquin en Art commercial, Jacques Meilleur travaille à titre de concepteur de formulaires pour le compte de Postes Canada. Puis, un jour, il décide de se lancer à son propre compte comme muraliste.
Depuis, on voit un nombre croissant de ses oeuvres poindre sur des établissements de l'Est ontarien dont la Place d'Orléans, l'Hotel Marriott, des écoles et même des maisons privées. « Pour l'instant, je peins des murales de 8' x 8' allant jusqu'à 15' x 200 pieds. »
M. Meilleur peint aussi des toiles, s'adonne au portrait, à la peinture de meubles et de statues, et à la fabrication de décors de scène. Comme médium, il aime utiliser l'acrylique, l'huile, les crayons de couleur, le crayon à mine noir et le pistolet à air (« airbrush »).
Gertrude Miron
Découverte par un artiste du journal La Patrie de Montréal, Gertrude Miron se met à suivre des cours en dessin et en peinture dès l'âge de 12 ans.
Après avoir obtenu un diplôme en dessin de mode et avoir étudié en psychologie à l'Université de Montréal, elle consacre les 25 prochaines années comme mère de famille à temps plein et à la mode à temps partiel.
En 1975, elle revient à sa passion, les arts. Études le soir et les week-ends. Elle s'inscrit même à des vacances d'études pour se refaire la main avec des professeurs comme Jean-Paul Ladouceur, Nicole Foreman et d'autres, dans Prescott-Russell et au Québec.
Elle a également formé plusieurs nouveaux artistes grâce à des cours qu'elle a livrés dans plusieurs écoles de la région. Elle leur a démontré comment réussir dans l'application de cet art, en huile, aquarelle, etc.
On a pu admirer plusieurs de ses oeuvres à l'occasion d'événements artistiques dans l'Est ontarien et ailleurs, dont celui du Cercle des artistes du Québec en 1991, qui se déroulait à Mirabel.
Jacques Robert
Jacques Robert est un artiste-peintre autodidacte qui s'adonne à la peinture à l'huile depuis quelques années à peine.
À la retraite, il voit la peinture comme un passe-temps qui lui permet de mettre en valeur son talent inné. C'est avec humilité qu'il reconnaît avoir un « talent unique » pour représenter fidèlement le paysage, l'animal ou la maison qu'il désire peindre. Il reçoit régulièrement des demandes de peintures sur mesure à partir d'une photo. Il a tenu une exposition à Ottawa avant de se tourner du côté de La Maison des Arts.
Cet ancien technicien en débosselage et peinture de carrosseries aime particulièrement lire et faire des recherches sur tout ce qui touche les arts. Jacques Robert habite à Crysler.
Gisèle Savard-Lalonde
La beauté anime Gisèle Savard-Lalonde depuis toujours. Et c'est cet amour de la beauté, qu'elle recherche continuellement, qui transparaît dans ses tableaux.
Après ses études élémentaires à Cornwall, elle s'inscrit au Collège Algonquin, d'où elle obtient deux diplômes, le premier en « General Arts and Science » et le deuxième en administration des affaires, concentration en gestion. Passionée par son goût « d'aller au fond des choses », l'artiste étudiera ensuite la graphoanalyse, c'est-à-dire l'étude de l'écriture dans le but de connaître le caractère d'une personne, domaine dans lequel elle obtiendra une maîtrise.
Elle apprendra à exprimer sa passion pour la beauté dans l'art grâce à divers cours de peinture à l'huile qu'elle suivra avec Soeur Rita L'Abbé d'Ottawa, Gertrude Miron d'Embrun et Henry Van Finkle du Collège Saint-Laurent de Cornwall.
Étudiante en théologie à l'Université Saint-Paul en vue d'y obtenir une maîtrise, elle y exposera ses tableaux, à la demande de ses collègues de classe. « Je peignais pour me détendre de mes exigences universitaires. Je ne croyais pas que les gens voulaient voir mes tableaux, ou même se les procurer. »
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